je n'ai plus rien à boire

Je n’ai plus rien à boire. Rien qui puisse me libérer du ravet. Je ne m’attendais pas à le voir débouler. Puisque hier encore je voulais croire au un plus un du onze. Je voulais y croire d’une force. L’expression est un vieux souvenir du Cameroun. Je pourrais dire aussi que je l’aime fatigué. Si j’écrivais de Douala. Sauf que désormais le daim asservi ne vit plus que du dédain servi à distance. Tu dirais que j’exagère et tu n’aurais pas tord. Mais le son est joli. Le piano du crépuscule se joint au brouillard dans la boucle. Oui, je me suis encore penché. Elle me manque cette putain de bière ambrée qui dérouillerait d’emblée la coquerelle grignoteuse.

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