J’essaie tant bien que mal

Je vois les notifications OVH arriver. Pour renouveler le loyer de ce blog et pour un autre, deux espaces que je déserte outrageusement. Mon humeur est comme le printemps ce dimanche : un instant couverte, un instant à l’éclaircie. C’est à dire d’une minute à l’autre. Je ne sais donc pas trop quoi faire de mon cul, ni même de mes yeux. D’une chaise au sofa, d’un écran à un autre, je maugrée.

Les oiseaux m’agacent à chanter comme si de rien n’était. Comme si le jour venait de se lever.

Avant-hier je concevais à nouveau la fin de ce blog. J’ai tellement la sensation de n’être que peau de chagrin. Desquamer ici ne servira pas ma cause. C’est ainsi que je fuis parfois les théâtres des internets. Je vais, je viens. D’un trait d’airain je paraphe mon absence. Zorro, héros à l’infini.

L’autre après-midi j’allais de ma chaise au micro-onde. Reniflant mon encolure, je compris à quel point je suintais le tragique. A quel point j’exsudais la paresse le désespoir le vieux mec et la branlette expéditive.

Je vais conserver ce journal pour torcher ma vie si flasque.

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