Le beignet de vingt-trois heures

Des souliers noirs, une jupe en laine. J’écoutais ça samedi soir en rentrant. J’avais passé une partie de l’après-midi avec des D. et ses enfants. L’ainé, cinq ans, voulait voir le doc sur Johnny Cash. Avec la petite nous avons chantonné sur Grizzly Bear. Le garçon m’a proposé une bille, un œil de chat. Je l’ai acceptée. Mais il a été très heureux que je la lui rende finalement. Je me voyais mal rouler un œil de chat entre mes doigts. Et puis il aurait fallu que j’explique ça à T. Il est là, à côté de moi, en train de s’astiquer le manteau. Nous avons partagé un beignet à la framboise tout à l’heure. Le beignet de vingt-trois heures. J’écoutais donc cette chanson de Julien Clerc. Elle change sa robe et l’eau des fleurs et moi je meurs d’amour pour elle. A la radio. Il était sans doute vingt-trois heures aussi. Je n’avais pas vu T. depuis quinze jours. Et je roulais vers lui, m’entichant d’une jolie mélodie.

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