au-delà de notre enclave

Il fait nuit tôt. J’ai peu vécu ajouré. Soumis à la paresse, comme un dimanche sans allégeance. Suis en mode automatique. J’écris comme ça sort : tortueux, infatué. Je tousse encore. Chaque quinte me tord les côtes. Je trainais cette névralgie bien avant la bascule. An onze. On ose. Un plus un. Qui ferait deux dans un monde sans jcvd. Jour deux d’un nouvel an sans élan nouveau. C’est probable. Surtout pour un vieux serf de ma trempe. Une vie d’orignal est rarement originale. Que me souhaiterais-je ? De vivre herbivore dans la grande ville et frotter plus souvent mes bois à ses hanches. Écrire pour de vrai aussi, en reliant toutes les pages, feindre l’écrivain, faire d’un récit fluet un affluent qui se la coulerait douce jusqu’au fleuve noir. Et l’aimer sans entraves, putain de bordel de merde, l’aimer debout, au-delà de notre enclave.

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