Sorgue

Le plus pénible aussi c’est la nuit qui s’étale de tout son long. La semaine dernière elle était là quand je quittais mon appartement, mais aussi quand j’y revenais. La nuit en novembre te colle au corps et à l’âme comme la scoumoune au train du poissard. Déjà qu’il faut faire avec Soledad, une autre glu. L’avantage tout de même avec Soledad c’est qu’elle ne te reproche jamais rien, c’est que tu lui plais même boursouflé, même tâcheron, même hobereau, même éructant ton mal être. Elle tient la cuiller en bois qui tourne ton potage comme on soufflerait le chaud sur un effroi.

Je baguenaude.

A plus tard.


Dust de I Love You But I’ve Chosen Darkness est l’album qui m’aida à pointer ce soir…

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