How little

J’ai beaucoup de mal avec tout ça. Il n’y a pas de grandeur dans la solitude.

Le travail et la musique nourrissent mes journées. Beaucoup de musique parce qu’il faut bien étouffer les silences. Mes compagnons : les albums de Bill Fay et de The White Birch. Deux disques remarquables, à la beauté indicible.

Les soirs par contre.

Je me suis bercé il y a deux nuits. Je n’aime pas ça. Ça pourrait presque me mettre en colère.

We could have been so good together. We could have lived this dance forever.

Je ne m’étais pas rendu compte de la tristesse de cette chanson. De ce slow-madeleine-guilty-pleasure que je connais pas cœur. Il aura fallu cette reprise.

Stocker cette écriture sciène

Janvier est passé bien vite.

Il me faut un carnet ou un outil un système quelque chose que je pourrais relier à mon cerveau pour stocker les bouts d’idées destinés à ce journal et qui s’échappent alors que je marche ou emprunte les transports en commun, trains et métros, le tram parfois quand ça va pas comme il faudrait. Je sais que j’ai laisser fuiter autre chose que ce Janvier est passé bien vite.

J’ai passé des heures assis ou debout à ne rien faire d’autre que de me laisser secouer par les trains et métros, ou par des trams quand ça n’allait pas comme il fallait, à laisser les conjectures et autres assertions battre mes tempes.

Il me faut un carnet un outil un système une sonde un hameçon une pince un aspirateur une sangsue un extracteur une cuiller une ruse quelque chose que sais-je qui pourrait capter aspirer stocker cette écriture sciène qui dégringole parfois de mon plafond de verre lors de ces voyages au petit cours.

En attendant, février est dans la place.


Là-haut : L’abandon… raconté superbement par Feu! Chatterton.