Lessive. Hobbit. Past Present Future.

Maintenant, au roulement du tambour à laver son linge sale sans famille il est dix-huit heures. Le jour lutte. On guette la rallonge, La nuit se donnant moins vite, promesse d’un nouveau printemps en enfilade.

Faut patienter. Mercure glagla, mais ciel doré.

Le Hobbit, dernier épisode, c’est laid de l’image, mince du scénar, épais de la bataille.

Past Present Future, c’est une compilation pour fêter les quinze ans d’un label animé par des mecs qui ne se la racontent pas. Le lien demain.

Le bouquet d’absences ne se fane pas.

Béance

Je ne pose aucun regard sur 2014. Je n’ai rien à en dire, pas de bilan à en tirer. Je me l’étais vendu en me promettant d’en faire autre chose que 2013 qui, elle, ressemblait déjà beaucoup trop à 2012 (le texte devient déjà chiant). 2014 fut atone (ça t’étonne si ça tâtonne ?).

La gamberge fut portée à son paroxysme hier. Puisque Janvier s’achève avec une impression de déjà vu (je vois toujours Denzel Washington en surimpression à l’évocation de cette expression). Janvier, un mois comme une anémie. Comme une idée de cette béance affective qui enfle encore et encore.

Je pense à Charb. Je pense beaucoup à ce mec. Les lunettes, les lèvres minces, le kaki aux jambes alors que je le porte aux épaules, je ne sais pas. J’ai toujours triste en pensant à lui.

A la béance laissée par ces tueurs en série.

2015 est déjà défait.

Je suis charpie.