Je ne sais rien d’équivalent

Je relis Christian Bobin, mais en pointillés. Son Éloignement du monde est un petit livre que j’avais acquis avant l’arrivée de l’euro. Pages vingt-huit et vingt-neuf :  Je ne sais rien d’équivalent en gloire à ton visage lorsque tu ris, mon amour. Mon cœur se serre.

J’ai écouté un vieux live de Ride cet après-midi. Les années quatre-vingt-dix ont façonné mon goût pour la musique pas comme les autres. Elles furent aussi celles qui me révélèrent que je pouvais être aimé. Comme n’importe qui d’autre.

J’ai pensé aussi aux cinq dernières années que je viens de vivre. J’ai tamisé mes souvenirs. J’ai recueilli les plus beaux les plus purs les plus intenses comme on attrape l’eau d’un ruisseau au creux de ses mains.

Cœur serré. A jamais.


Là-haut : Bill Fay, dont l’album sort enfin.

Fat checking

J’ai relu quelques notes de 2008 que je n’ai toujours pas republiées. A l’époque cette écriture torve était traversée par quelques fulgurances. Aujourd’hui c’est la cata, le bas niveau, la canisette, la syntaxe error, le bourre-moi le mou geignard et gonflant, la débâcle du fat. J’ai toujours pensé qu’il fallait vivre pour écrire. Vivre c’est à dire jouir crever renaître haïr. Mais je ne suis nourri que d’hypersolitude. Alors ce journal devient de la merde.


Là-haut : Need You Now de Hot Chip.

J’ai toujours aimé les groupes qui savent faire danser la mélancolie.