pas tout à fait vulcanisé

Ce journal me regarde en chien de faïence, nous ne sommes plus copains depuis une éternité, deux mois c’est une éternité quand on y pense et qu’on y vient pas, j’ai donc placé un long rideau noir, celui du deuil pouvais-tu dire toi qui venait malgré le simulacre, j’ai dit souvent à celle que j’aime qu’on ne m’y reprendrait plus, qu’on peut se croire tout le talent du monde, mais sans la sève on ne peut rien, j’étais l’hévéa duquel ne coule plus le latex, tu pouvais placer ton petit bol et me saigner, le tissus était sec, alors tu me demanderas ce qui a changé, rien mon ami, si ce n’est le besoin de chasser l’esprit malade qui alimentait jusque là ce cahier morbide.

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