Comme la lumière est grise

Je suis déjà dans mon lit. J’y suis rentré à dix-neuf heure vingt quatre précisément. La tempête est peut-être passée, mais son panache frappe encore les volets. Je me sens seul. J’ai piqué du nez pendant cinq minutes en écoutant une proposition de cadeaux de Noël sous la forme d’une chronique radiophonique et monocorde. Avant, j’ai diné assez vite en regardant une série avec Shiri Appleby dont le physique me fait penser à celui de Juliette Binoche. Il y avait du riz dans mon assiette, du riz mêlé à des légumes et du quinoa. J’ai envie de dormir longtemps. Pourtant mon dernier rêve était un peu inquiétant. J’en avais un souvenir précis à six heures dix ce matin, il m’a échappé depuis. Sauf sa dernière image : celle d’un type avec de l’écume au lèvres et de la fureur dans le regard qui attendait de pouvoir s’en prendre à moi.

Je ne me ronge pas les ongles, je tire sur la corne de mon index gauche en écoutant des filles…

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