Je m’engloutis dans ma salive*

Je vis une vie d’oisif. Ne brûle aucune graisse. Me traîne en calcif. M’éparpille en pensées absconses. M’affaisse. Me tripote le bouc. Émissaire amorphe d’un hémisphère à dessouder. Un homme jeune est passé. Suis mandaté par votre Thénardier pour vérifier votre état de désolation. Euh, l’état de votre isolation. Qu’il a dit à l’interphone. Z’êtes okay pour m’accorder cinq minutes de votre temps d’oiseux ? D’accord, mais rapido parce que je suis préoccupé et que mon poil dans la main qui est un baobab y me lance à cause de l’humidité ambiante. L’est monté. A mesurer des fenêtres avec un mètre laser. Un engin de feignasse bien pratique. Il a coché son papier. Et affablement s’en est allé. Tu vis, vas, gèles. Tes avoirs bien sûr. Pour ton bien-être. Tu maugréais. Tu sens le guano. Chilienne de vie (bis repetita). Tu opines. Hochet rouillé. Débarrasse-toi de tout ce lichen.

Dieu que j’aime cette chanson !

*Titre emprunté à un poète

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