première escarre

Je m’apprête à sortir de ma cahute, pas pour faire le malin dans un lieu socialisant, d’abord il est bien trop tôt, ensuite si tu voyais ma gueule, c’est qu’il me faut juste un peu de quoi en reprendre pour une semaine de solitariat, des vivres quoi, pour continuer à bezarder mollo. Il y a quelques minutes je me faisais Violens pour contrer la mélancolie ourdissant son sale complot. Quand j’ai remonté le grand volet en pévécé, le nez contre la vitre, j’ai vu le linceul blanc sur la terre gelée et dans le reflet la crevure émasculée qui finira dans un fossé.

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