Mords or laisse

Personne imbécile et maladroite. Je lis la définition pendant que chante Konstantin Gropper. Niquedouille je suis maintenant. J’aime bien le mot, je n’aime pas du tout ce qu’il laisse entendre. On me dira encore que l’on ne récolte que ce qu’on sème. J’ai déposé une facture dans la boite aux lettres, cette séquence de la vie normale du type qui bosse chez lui fut la seule qui me mena à l’extérieur de mon home depuis samedi. J’ai aimé, comme à chaque fois, humer l’air de la nuit, le déplacement fut bref, un quart d’heure à tout casser, mais cet aller-retour eut le temps de me remplir la trachée d’un caillot de tristesse. Il faisait anormalement doux pour un dix janvier, je me suis dit que même l’hiver était absent. Je n’ai pas trainé, alors que ça fait des jours que je veux aller entendre rouler le fleuve, son lit d’orage m’attire tout autant que les larmes crépitantes d’un brasero.

Maintenant je n’arrive pas à quitter la pièce. Je me balance sur ma chaise, la main gauche tenant fermement un coin de la table.

2 réflexions au sujet de « Mords or laisse »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.