Quelques insertions anecdotiques de plus

Dimanche torse nu. Ce n’est pas qu’il fasse chaud pourtant, juillet a plutôt des allures vendémiaires. Ce qui me ravit. L’été c’est surfait, lâchais-je en repartant de l’école vendredi. Un garçon, élève que j’ai tartiné de ma substantifique moelle pendant trois jours, reprit la formule, rigolard. Paris c’est à grandes enjambées que je la pratique en ce moment, amitié CDD oblige. Sautant dans une rame pour courir après un wagon. Dimanche désapé donc. Avec le nouveau Morrissey qui a fuité comme bande Velpeau. J’ai un peu abusé des chaussons aux pommes et du sandwich emmental crudité cette semaine (insertion anecdotique à la valeur ajoutée indéniable). Dès qu’il s’agit d’alimentation je peux être très redondant, je ne me lasse que très rarement d’une formule, surtout quand je manque de temps pour aller en tester d’autres. Pourtant ce ne sont pas les restaurants et autres estancos dédiés au gavage rapide des ouailles du libéralisme qui manquent dans l’arrondissement où je sévis par intermittence.

Je me suis remarqué une nouvelle manie face à mon public. Je n’ai cessé de me frotter les mains, surtout le premier jour. Ce geste est sans conteste la marque flagrante d’un trac manifeste. Ô la phrase olibrius ! D’habitude je suis plus à l’aise, Majesté, face à cette jeunesse ivre de savoir si je vais noter le TP que je leur fourguerai en plein milieu du guet. Bref, je me serais bien coupé les mains si j’avais eu les yeux glaives. Michel Drucker, l’increvable monolithe d’hypocondrie qui lèche le petit écran depuis Mathusalem, fait ça aussi. Quand je le regarde (non, vous n’avez pas lu ça !), ça m’agace un chouille.

A dix-huit heures et des pochetées, le soleil, sans doute rongé par les remords, tente d’ergoter avec une famille de nuages ombrageux.

J’ai entendu tout à l’heure la voix trop rare de mon cher ami de toujours. On a évoqué nos gouttes – contributions infimes certes, mais essentielles aussi – noyées perdues dans cet océan infobèse.

Tout est dit, certes, à Zion.

La musique, elle, se renouvelle malgré tout, même après Mozart et les Beatles.

Là-haut : West Coast, extrait d’Ultraviolence, album de Lana Del Rey dont je me gave tant et encore plus.

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