Car chacun vaque à son destin.

Hélios a mis le paquet aujourd’hui. Sans doute pour saluer mon retour dans la petite entreprise. Come back à bas régime. C’est étonnant comme je me suis senti étranger à toute cette affaire. J’en aurai la certitude dans les jours qui viennent, mais je ne veux plus en être. On me dit de dire ce que j’aurais envie d’y faire. Propose. On verra.
Cécile, une amie, me souffle ceci : « Sartre, c’est celui qui vous mettait votre liberté entre les mains et vous enjoignait d’en faire quelque chose et d’en répondre seul devant le tribunal de l’avenir.« ** Je suis ravi de lire ça (et tout ce qu’elle me dit après) mais je ne suis pas tout à fait rassuré. J’ai le temps, oui. Je lirai moins Huguenin. Je m’accrocherai à Superman.

Et à ton livre.

Tiens. Justement. Je lis à l’épilogue la citation du journal de Françoise Siefridt : Dehors ! Nous sommes saouls de liberté et comme fous. L’un part en courant comme s’il avait peur qu’on le rattrape. L’autre reste un moment en arrêt sans savoir quelle direction prendre. Nous suivons ceux qui marchent devant. Nous arrivons à une station d’autobus. Nous montons à trois, les autres sont derrière et devant. Cela ne fait rien, nous filons vers Paris, jusqu’à la prochaine station de métro, c’est à dire Jean Jaurès nous disent les gens qui sont dans l’autobus. Je regarde à travers la vitre. Les passants marchent librement. Le ciel est bleu. Je suis libre ! Que c’est beau la liberté ! Mon Dieu, merci !

Je ne le savais pas. Mais des femmes et des hommes, comme Françoise Siefridt, ont été arrêtés et internés pour port d’étoile jaune détournée. C’est à eux que rend hommage Amis des Juifs – Les résistants aux étoiles (Tirésias), un ouvrage écrit par Cécile Leblanc et Cédric Gruat.

** Michel Contat

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