Et soudain c’est le soir*

Éviscérer son chagrin. Essorer ses yeux. Perdre ses épaules. Je ne les ai pas épaisses les épaules. Je peux les perdre facilement. Sur le lino, j’étais tout petit bras. Tout en liquidité. J’ai pleuré donc. Violemment. Aussi soudainement qu’une pluie d’orage. Now as tears subside, we move our own way. Maintenant. Je suis dans cet espace. Qui ne sent plus pareil. Une odeur de meuble neuf. Un espace presque nu. Qu’il faut reconquérir. Lèche les murs. Me téléphone G. Je m’efforcerai. La vie chienne peut me mordre le cœur. Mais pas me l’arracher. Hein ?! Je ne suis sûr de rien. J’essaierai.

*Ognuno sta solo sul cuore della terra
trafitto da un raggio di sole : ed é subito sera.
[Salvatore Quasimodo]

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