Je n’ai plus que ça. Ce blog. Ce terrain vague. Un glacis. Battu pas les vents. Il n’y a plus un arbre. Plus une branche. Plus un oiseau. Plus rien de vivant. Même plus de crépuscule. Une vie comme sous les talibans.
Catégorie : journal
Bad people happen to things like me
Apprendre à ne plus vivre seul. c’est un peu tôt.
J’ai l’impression que l’on me nique au boulot. Que l’on me cantonne aux tâches basses du front. Celles qui font reculer la pendule. Qui m’emmerdent au plus haut point. En même temps je manifeste si peu d’ardeur. Hein, Rocco ! Souffre. Raidi. Par le froid qui enlace tes ligaments. Tes ligues d’amants. Qui se plient à tes je. On me refile la crasse. Un tas de taf sans éclats. Je pourrais me faire une armure. De taffetas. Mais cela ne va pas de soi. De moi. Ego à la con. Morgue enfantine. Le petit a le droit de faire son trou. Le mien, je n’ai plus qu’à me jeter dedans.
J’ai lu ceci tout à l’heure : « substituer au moi refermé sur lui-même, le je de la relation. » (George Haldas)
Il y a des filles qui prennent leur bain. Et des garçons qui chantent tout à côté…
Comme une féralie joyeuse
Si je soulevais le voile d’Isis, je deviendrais donc immortel. Pas sûr que cela me chante. Je ne crois pas avoir écrit que je renonçais au Monde. Mais aux sentiments qui se déploient en moi.
Je pourrais aussi rester assis. Sur un banc, l’épaule dénudée, prête à recevoir le voluptueux imago.
Aura-t-il alors envie de frotter ses ailes à mon impétigo ?